édito juin, juillet, août 2008

C'est un fait : le mécénat est une notion ultra-élitiste. Ce genre de mot, de valeur? qu'il faut mériter. Un mécène est une personne - ou une entreprise -, à part. Le mécène ne triomphe pas, il est discret et modeste. Pour tout dire, le mécène est rare!
Alors, me dit-on, presque tous les jours, pourquoi continuer à chasser ce très improbable dahu? Je n'avais pas la réponse en avril, je ne l'ai pas aujourd'hui. Les saisons passent et les projets s'empilent dans l'indifférence générale.
Les mécènes (fondations principalement) s'intéressent aux causes humanitaires, sociales et écologiques. Le développement durable rafle la mise avec une quinte flush tatouée sur la main du quêteur!
La culture, et particulièrement l'art contemporain, en France, le pays source de toutes les inventions et toutes les révolutions, joue le balafré, assigné à raser les murs de la générosité et de l'engagement.
Les entrepreneurs continuent de feindre que l'environnement, c'est l'air que l'on respire, la qualité de l'eau et la persistance de l'état végétal dans les zones non bâties! L'environnement culturel, l'existence même d'une agitation créative permanente, la contribution des artistes d'aujourd'hui à la culture de demain, tout cela ne vient même pas affleurer les limites de la conscience de ces gens qui continuent de financer des kilomètres de câble élastique et  privatiser des ponts par dessus lesquels ils balancent leurs cadres et leurs salariés pour les édifier!
Non, je ne passe pas la main : je les aurais un jour! Je les aurais!

serge malik i.d.
conseil en communication par l'art et mécénat

 
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